Arrêter la production laitière au profit des cultures ?

A l’occasion du départ d’un membre de l’exploitation, et avec la fin des quotas, les associés peuvent se poser la question de l’arrêt de la production laitière au profit des cultures. Faut-il abandonner la production laitière au profit des cultures ? Dans un contexte très fluctuant, tant sur les marchés du lait que sur celui des céréales, les variations de revenus se creusent très rapidement. Il faut donc veiller à bâtir les hypothèses de prix, de rendement, en fonction de constatations moyennes sous peine d’arriver à des conclusions trop hâtives qui pourraient s’avérer exactes à un instant T, mais pas sur la durée. Etude sur des moyennes Mieux vaut se baser sur l’étude du passé avec des moyennes sur 3 ans, voire 5 ans, qui permettent de mieux appréhender la réalité « moyenne ». Avec la fin des quotas laitiers, la volatilité des prix, la main d’œuvre, les astreintes liées au métier d’éleveur, l’arrêt de l’activité laitière peut être tentant. Attention aux contraintes Attention car certaines contraintes risquent de subsister comme le maintien des prairies permanentes, le potentiel agronomique des terres, ou encore les bâtiments d’élevage qu’il va falloir « recycler ». Quid des charges de structure liées à l’élevage qu’il va falloir continuer à financer si tout n’est pas amorti ?