Bien préparer sa retraite, dès 40 ans !

Pour régulariser le nombre de trimestres ou le montant de votre retraite, pensez à vous y prendre tôt. Et plus encore pour préparer votre stratégie patrimoniale. Depuis la récente réforme des retraites, vous connaissez votre âge de départ à la retraite et le nombre de trimestres à cotiser pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ce sont l’année de naissance et le nombre de trimestres en activité qui permettent de déterminer la date de départ et le niveau de la retraite. Il convient d’examiner le relevé de carrière adressé systématiquement par la MSA. Rassembler ses justificatifs d’activité
  • Conserver soigneusement tous les justificatifs d’activité, notamment dans le cas d’emplois salariés, puisque de nombreuses entreprises ont cessé leur activité depuis longtemps.
  • Ne pas oublier les emplois de début de carrière, surtout s’ils ont fait l’objet d’une cotisation au régime général
  • Mais attention à ne pas attendre le dernier moment pour régulariser votre carrière, le nombre de trimestres en activité ou le montant de la retraite !
Rachat de trimestres Sous certaines conditions, vous pouvez racheter jusqu’à 12 trimestres, pour atteindre la durée de cotisation nécessaire à l’obtention d’une retraite à taux plein. Mais attention, le coût du trimestre varie selon :
  • Votre âge : plus vous êtes agé, plus le coût est élevé
  • Vos revenus : plus vos revenus sont importants, plus le coût est élevé.
  Vous pouvez également racheter les cotisations des périodes au cours desquelles vous aviez le statut « d’aide familial ». Ces périodes concernent les personnes qui ont exercé une activité sur l’exploitation, entre l’âge de fin de scolarité obligatoire et l’âge légal d’affiliation au régime d’assurance vieillesse (21 ans jusqu’au 1er janvier 1976, 18 ans après). Il convient toutefois d’effectuer des simulations, car ces opérations peuvent parfois s’avérer peu rentables. Epargner pour sa retraite La stratégie patrimoniale, pour la retraite ou d’autres objectifs, se prépare dès l’âge de 40 ans. Elle doit veiller, dans tous les cas, à sécuriser le capital et diversifier les avoirs, pour limiter l’exposition aux risques. Elle peut notamment s’appuyer sur :
  • Des placements immobiliers
Longtemps privilégié par les agriculteurs, l’investissement immobilier n’a plus la cote aujourd’hui.
    • En dépit de taux d’intérêts bas, les niveaux d’engagement financier restent élevés, le rendement trop aléatoire et les plus-values hypothétiques.
    • La mise en place du dispositif Duflot, remplacé depuis le 1er septembre 2014 par le dispositif Pinel plus souple, pour l’immobilier locatif neuf, demeure complexe et assorti de contraintes qui le rendent peu attractif.
    • Mais le peu de programmes immobiliers lancés révèle le manque d’intérêt des professionnels et des souscripteurs.
  • De l’assurance vie
L’assurance vie offre une grande diversité de solutions et des rendements supérieurs à l’inflation. Elle constitue un placement à privilégier, à condition de choisir le bon contrat.
  • Des plans d’épargne retraite
Le Perp et le Madelin agricole, purs placements retraite, permettent de bénéficier d’avantages sociaux et fiscaux à la souscription. Ils ne peuvent être redistribués que sous la forme d’une rente viagère, dans la limite de 20 % en capital pour le Perp. Ces dispositifs concernent les contribuables les plus lourdement imposés.