La gestion des soins pour les animaux

Au niveau des « vétos ruraux »

Missions de santé publique vétérinaire dont la continuité doit être assurée

  • Interventions et contrôles programmés dans le cadre de la prophylaxie nationale des maladies animales dans les élevages ;
  • Intervention en cas de suspicion et activités de gestion induites des maladies sujettes à notification obligatoire (gestion des avortements, enquête suite à la mortalité massive d’abeilles, épisode de mortalité, etc);
  • Visites des animaux mordeurs notamment sur la présence éventuelle de symptômes imputables à la rage ;
  • Surveillance rage des animaux illégalement introduits ;
  • Inspections vétérinaires prévues dans le cadre de l’abattage, y compris lors d’abattage à la ferme ou pour le transport d’un animal vivant accidenté (établissement d’un certificat vétérinaire d’information (CVI) « carcasse » ou « animal vivant ») ;
  • Réalisation des prélèvements à l’équarrissage dans le cadre de la surveillance des ESST.

Missions à des fins économiques dont la continuité doit être assurée

Les missions suivantes qui permettent le commerce agroalimentaire et l’approvisionnement alimentaire doivent être maintenues :

  • Prélèvements et les réalisations des attestations nécessaires aux mouvements nationaux, aux échanges et exports d’animaux vivants ;
  • Certification des échanges de ruminants et de porcins (missions des Vétérinaires officiels Privés).

Missions pouvant être reportées

  • Visites sanitaires obligatoires en élevage ;
  • Visites d’attribution ou de maintien des chartes sanitaires (maintien des prélèvements) ;
  • Contrôles à l’introduction lors de mouvements de plus de 6 jours (maintien des contrôles à l’introduction exigés dans les autres circonstances).

Toute activité nécessitant un déplacement chez un détenteur ou propriétaire d’animaux doit se justifier comme étant « insusceptible d’être différée »

Cette règle s’applique à l’ensemble des professionnels vétérinaires et non vétérinaires qui interviennent dans les élevages ou à domicile à quelque titre que ce soit.

Au niveau des « vétos des villes »

L’exercice vétérinaire ne fait pas partie des activités interdites par l’arrêté du 14 mars 2020. Toutefois, les mesures d’hygiène définies par le ministère de la santé (distanciation de 1 mètre minimum entre les personnes, lavage régulier des mains…) doivent être strictement respectées dans les établissements de soins vétérinaires et les centres hospitaliers universitaires des écoles nationales vétérinaires et tous les moyens mobilisés pour veiller à leur application, par le personnel et les clients.

Activités suivantes peuvent être considérées comme pouvant ne pas être reportées :

  • Actes de médecine et de chirurgie vétérinaires nécessaires à l’établissement du diagnostic, au traitement et au suivi thérapeutique des animaux. (Elles peuvent être précédées ou accompagnées d’un entretien téléphonique permettant au vétérinaire de statuer sur l’urgence à intervenir) ;
  • Euthanasie de tout animal dont l’état de santé ou la situation d’élevage ou de détention l’imposerait ;
  • Stérilisation des chats dont l’accès à l’extérieur ne peut être maîtrisé ;
  • Examen des chiens et autres animaux malades errants arrivant dans une fourrière ou un refuge.