Bons d’achat, chèques-vacances… : des compléments de rémunération exonérés de charges
Publié le 24/11/2025
Bons d’achat et cadeaux de fin d’année
L’administration exonère les cadeaux de cotisations sociales et d’impôt dès lors que leur valeur n’excède pas 5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par an et par salarié (soit 196 € en 2025). Lorsque ce seuil est dépassé, l’exonération est possible si l’attribution du cadeau ou bon d’achat est lié à un évènement particulier :
- mariage ou Pacs,
- naissance,
- départ à la retraite,
- fête des mères et des pères,
- Noël, la rentrée scolaire…
Pour chaque événement, la valeur du cadeau ou bon d’achat ne doit pas dépasser 196 €. Ce seuil a été aménagé pour la rentrée scolaire et Noël.
Plafond d’exonération pour Noël 2025
Dans le cas de Noël, le seuil d’exonération est de 196 € par salarié et par enfant de moins de 16 ans.
Exemple : un salarié qui a 3 enfants de 13, 15, et 18 ans. L’entreprise décide de verser des bons d’achats pour Noël. Elle peut en verser jusqu’à 196 € pour le salarié, et pour ses 2 enfants de moins de 16 ans, soit un total de 588 €.
Chèques-vacances
Dans les entreprises de moins de 50 salariés sans CSE (comité social et économique), la participation de l’employeur est exonérée de cotisations sociales (hors CSG/CRDS et versement mobilité éventuel), dans la limite de 30 % du Smic mensuel par salarié et par an, soit 540 € en 2025. Elle est également exonérée de l’impôt sur le revenu dans la limite d’un Smic mensuel brut (1 801 € en 2025).
Quel montant verser ?
- Jusqu’à 80 % de la valeur des chèques si la rémunération moyenne est inférieure au plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 3 925 € en 2025.
- 50 % au-delà.
- Majoration possible de 5 % par enfant à charge (10 % si handicapé), dans la limite de 15 %.
Seule la part excédant ces seuils est soumise à cotisations sociales.
Mise en place
La mise en place des chèques vacances par l’employeur doit faire l’objet:
- d’une décision unilatérale ;
- ou d’un accord collectif (de branche, interentreprises ou d’entreprise).
Ce document doit préciser les modalités d’attribution, dans le respect de certains critères.
L’ANCV reste l’unique organisme émetteur (papier ou digital). Infos sur ancv.com.
Prime « Macron »
Lorsque l’employeur verse une prime de partage de la valeur (PPV) dite « prime Macron », il bénéficie d’avantages sociaux et fiscaux différents, selon l’effectif de l’entreprise.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, elle est exonérée de :
- cotisations sociales,
- CSG/CRDS,
- l’impôt sur le revenu.
Ces exonérations sont applicables dans la limite de 3 000 € (6 000 pour les entreprises dotées d’un accord d’intéressement etc.) par an et par salarié.
Dans les entreprises de 50 salariés et plus, la PPV est exonérée de cotisations sociales, mais soumise à CSG/CRDS et à l’impôt, dans les mêmes limites.
La mise en place requiert une décision unilatérale ou un accord d’entreprise.
Notre conseil
Pour bénéficier des exonérations de charges, il est indispensable de respecter les conditions de mise en place et d’équité entre salariés.
Il existe d’autres dispositifs permettant de contribuer à la fidélisation des salariés. N’hésitez pas à contacter Gédéa Expertises pour vous accompagner.
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Rédigé par Papa Ndione