Lundi de Pentecôte 2018 : le point sur la journée de solidarité

Instaurée depuis la canicule de 2003 et initialement prévue le lundi de Pentecôte, la journée de solidarité a évolué.

Pourquoi une journée de solidarité ?

Mise en place par le gouvernement Raffarin à la suite de la canicule 2003, la journée de solidarité consiste :

  • Pour un salarié à travailler une journée supplémentaire sans être rémunéré davantage
  • Pour un employeur à participer financièrement à hauteur de 0,30 % de la masse salariale brute.
Cette journée de solidarité vise à financer la prise en charge des personnes âgées et handicapées.

Le lundi de Pentecôte est-il toujours un jour férié ?

Oui. C’est toujours un jour férié, mais votre employeur peut vous demander de venir travailler. La loi de 2004 prévoyait initialement que la journée de solidarité soit fixée au lundi de Pentecôte, mais depuis 2008 ce n’est plus le cas.

En effet, la journée de solidarité peut désormais être exécutée par le biais de diverses modalités telles que :

  • Travailler un jour férié autre que le 1er mai, habituellement chômé
  • La suppression d’une journée de RTT, prévue par un accord collectif
  • Ou bien travailler 7 heures supplémentaires de manière fractionnée au cours de l’année

Travaillez-vous ou chômez-vous le lundi de pentecôte 2018 ?

Comme précisé ci-dessus, même si la journée de solidarité peut être exécutée par divers moyens, il est tout à fait envisageable que vous travaillez le lundi de Pentecôte 2018, soit le 21 mai 2018, du fait que de nombreuses entreprises appliquent encore la loi de 2004.

Toutefois certains d’entre vous iront également au travail, sans que le lundi de Pentecôte 2018, constitue pour eux la journée de solidarité. En effet, le lundi de pentecôte est un jour férié ordinaire (hors 1er mai) où la convention collective peut permettre à votre employeur de vous demander de venir travailler.

Il est possible dans ce cas, que vous perceviez une majoration de rémunération, mais attention cela n’est pas une obligation pour l’employeur. Cela  dépend notamment de la convention collective applicable, comme par exemple pour les salariés de la restauration rapide où la convention collective prévoit que les salariés seront payés double lorsqu’ils travaillent un jour férié, à condition d’avoir au minimum un an d’ancienneté.

Le débat sur une seconde journée de solidarité a été lancé mi-avril pour financer la dépendance des personnes âgées. Pour en savoir plus, contactez l’un de nos experts Cogedis.

Prendre contact

Les champs marqués d'un * sont obligatoires

Contactez-nous au 09 70 81 38 69