Meublés de tourisme (courte durée) : ce que change la loi Le Meur
Publié le 08/06/2026
La loi Le Meur et la loi de finances pour 2026 durcissent fortement la réglementation des locations de courte durée afin de favoriser le logement permanent.
Un enregistrement désormais obligatoire
Tous les loueurs doivent obtenir un numéro d’enregistrement à 13 chiffres via le portail national Decacloc. Fini le simple déclaratif : vous devez fournir un titre de propriété, une attestation d’assurance et un DPE valide (classe E en 2028, puis D en 2034). Les plateformes (Airbnb, Abritel, Booking ..) supprimeront les annonces non conformes dès mai 2026, sous peine de sanctions.
Une fiscalité durcie pour les logements non-classés
Le régime micro-BIC devient sévère pour les meublés non classés : le plafond des recettes chute à 15 000 € par an, et l’abattement tombe à 30 %. Pour conserver un plafond à 83 600 € et un abattement de 50 %, le classement "en étoiles" par Atout France est désormais indispensable.
Des maires armés et des contrôles renforcés
Les communes obtiennent de nouveaux pouvoirs : elles peuvent abaisser la location des résidences principales à 90 jours par an, fixer des quotas ou créer des zones sans aucun nouveau meublé, instituer de nouvelles obligations d’autorisation de changement d’usage …
De plus, les amendes administratives deviennent dissuasives et peuvent atteindre 100 000 € en cas d'infraction.
Notre conseil
Anticipez dès maintenant le classement en étoiles de votre bien et vérifiez auprès de votre commune si vous respectez les obligations légales pour préserver votre activité. Pour sécuriser votre fiscalité, n’hésitez pas à contacter les experts du Groupe Cogedis.
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Rédigé par Emmanuelle Serve-Catelin